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Renforcement des capacités SPS pour le commerce
STDF/PG/259
Start:
01/03/2010
End:
31/08/2012
Statut
Terminé
FF766E94-8490-4D70-AC75-633A89F5FC4F
Valeur du projet (US$)
641,470
24A0AE9C-F305-4C2F-9712-1E1F25761E9D
Contribution STDF (US$)
533,770
Bénéficiaires
Viet Nam
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Entités de mise en oeuvre
Viet Nam Fruit and Vegetable Research Institute (FAVRI)
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Partenaires
Viet Nam Department of Agriculture and Rural Development (DARD)
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Ce projet visait à renforcer les capacités SPS de la chaîne de valeur des légumes au Viet Nam pour mieux tirer parti des débouchés sur les marchés intérieur et internationaux. L'accent y était mis sur la modernisation des pratiques culturales et des méthodes de manipulation après récolte, sur la base des bonnes pratiques agricoles (GAP) et de l'approche des champs‑écoles paysans, dite FFS.

Au Viet Nam, la production de légumes joue un rôle important dans le développement économique. Ce secteur est une source importante de revenus pour les populations rurales, en particulier les femmes, et en outre il génère des emplois dans la commercialisation, la vente en gros, la transformation et la vente au détail. Pour les exportations de légumes, les autorités avaient fixé un objectif national ambitieux de 690 millions de dollars EU par an à l'horizon 2010. L'une des contraintes majeures s'opposant à la réalisation de cet objectif était l'incapacité à assurer pleinement la sécurité et la qualité des produits à tous les stades de la chaîne de valeur.

Les principaux problèmes rencontrés étaient l'utilisation excessive de pesticides et de produits chimiques à usage agricole, et la méconnaissance et la non‑application des bonnes pratiques agricoles au niveau des exploitations. Les pesticides sont souvent utilisés en quantité bien supérieure à ce qui est recommandé et les fermiers s'affranchissent des pratiques de récolte sûres, ou les méconnaissent. En outre, le développement du secteur a été entravé par de mauvaises pratiques de manutention après récolte qui entraînent une détérioration du produit et en compromettent la qualité. La faiblesse des liens entre producteurs, récoltants, grossistes et détaillants a accentué les problèmes de mauvaise gestion de la qualité à tous les niveaux de la chaîne de valeur. Enfin, les progrès ont été entravés par l'insuffisance de la communication et de la coordination entre secteur public et secteur privé.

Meilleure connaissance des débouchés sur le marché international et des prescriptions SPS applicables

Le projet a permis de déterminer quelles étaient les prescriptions sanitaires et phytosanitaires applicables aux exportations de légumes vers de nouveaux marchés. Des études de marché ont été réalisées afin de repérer les tendances et les débouchés sur les marchés intérieur et internationaux. Ainsi, des experts vietnamiens se sont rendus sur des marchés régionaux à Beijing et Hong Kong. Les études de marché ont recensé les prescriptions SPS pour certains légumes et identifié les légumes vietnamiens présentant le plus de potentiel pour les marchés de détail nationaux et d'exportation. On a examiné dans ces études le moyen de nouer des liens entre producteurs de légumes et acheteurs potentiels dans la chaîne de valeur et on a recensé les prescriptions propres aux chaînes de supermarchés nationales en matière de sécurité alimentaire. Les constatations tirées de ces études ont aidé producteurs et négociants à cibler les marchés intérieurs et internationaux présentant le plus fort potentiel, et à mieux comprendre les prescriptions sanitaires et phytosanitaires qu'il fallait respecter pour pouvoir y accéder.

Amélioration de la sécurité et de la qualité des légumes à tout au long de la chaîne de valeur

Le projet s'est appuyé sur un programme de renforcement des capacités destiné à améliorer la sécurité et la qualité des légumes par une approche de chaîne de valeur. En mettant en place des équipes techniques chargées de passer en revue les informations et les protocoles existants, de mettre au point de nouveaux protocoles de culture améliorés pour certaines plantes ainsi que du matériel pédagogique, et de mettre en place des cours de formation pour formateurs et des champs‑écoles paysans (FFS), le projet a permis aux parties prenantes d'améliorer les capacités SPS dans le secteur des légumes ainsi que d'accroître la productivité et d'améliorer la gestion des exploitations agricoles. Les principaux produits mis au point étaient les suivants: i) Lignes directrices sur la production VietGAP pour le concombre, le chou, la tomate et le chayote; ii) Manuel de gestion de la qualité et de la sécurité des fruits et légumes; iii) Manuel pour écoles de gestion des exploitations agricoles; et iv) Guide pour écoles de gestion des exploitations agricoles. Les matériels pédagogiques ainsi réalisés ont été mis à la disposition des stagiaires et autres agriculteurs sur les différents sites du projet, et ils en ont fait usage. Deux cours de formation pour formateurs ont été dispensés à des agents d'antennes du Département de l'agriculture et du développement rural (DARD) dans trois provinces (Section de la production agricole, Sous‑Direction de la protection des végétaux, Agence provinciale de gestion de la qualité des aliments et centre de vulgarisation), ainsi qu'à des employés d'entreprises de transformation, de négociants et de coopératives et communes sélectionnées.

Meilleurs systèmes de contrôle de qualité des denrées alimentaires

Le projet a aidé les parties prenantes à instituer et à mettre en œuvre un meilleur système de contrôle de la qualité à tous les stades de la production, de la distribution et de la commercialisation des légumes frais. Grâce à la mise en place de systèmes de sécurité et de contrôle de la qualité sur six sites de démonstration sur le terrain, six agréments VietGAP, validés par le Ministère de l'agriculture et du développement rural (MARD), ont été décernés aux coopératives participantes. Il en est résulté que divers produits ont été acceptés à la vente par certains supermarchés au Viet Nam. Des débouchés à l'exportation de certains produits (jeunes concombres et tomates cerises, par exemple) vers l'Ukraine et la France ont également été créés. Des "Journées sur le terrain" ont été mises sur pied à l'intention d'agents des autorités provinciales et de district, d'entreprises de transformation, de négociants et d'agriculteurs pour qu'ils puissent assister à des démonstrations sur le terrain. Ces manifestations ont en outre facilité le dialogue sur la façon de promouvoir la collaboration entre le secteur public et le secteur privé au service de la sécurité et de la qualité des denrées alimentaires.

Assurer la clarté des mandats et renforcer la coordination

La mise en œuvre d'une approche de chaîne de valeur dépend de la qualité de la collaboration entre entités du secteur public, d'une part, et entre le secteur public et le secteur privé, d'autre part, en raison de la diversité et du nombre des acteurs en jeu. Il est ressorti de la mise en œuvre de ce projet que les autorités devaient appliquer une politique souscrivant pleinement à l'approche de chaîne de valeur afin de faciliter la coordination entre les ministères concernés (agriculture, commerce et santé, par exemple). Lorsque plusieurs organismes publics étaient impliqués dans la gestion de la sécurité alimentaire, il était non moins important de définir avec précision les rôles et les responsabilités des uns et des autres afin de déterminer clairement à qui incombait la responsabilité de veiller à la sécurité alimentaire.

Promouvoir les activités de sensibilisation et de promotion pour pérenniser et intensifier les activités et les résultats

Les activités de sensibilisation doivent être fréquentes et continues si l'on veut pérenniser et intensifier les activités et les résultats du projet. Une publicité accrue dans les médias, la création d'une image de marque et la diffusion d'informations sur le projet peuvent contribuer à en faire mieux connaître les réalisations et les résultats auprès d'un large public dans le pays et la région. La création d'un site Web dédié au projet peut être utile à cet égard.

Promouvoir la mise en réseau à différents niveaux et faciliter l'accès aux renseignements sur les mesures SPS/marchés

Ce projet a montré qu'il fallait renforcer les liens entre les acteurs de la chaîne de valeur (agriculteurs, services de vulgarisation, acheteurs/négociants et instituts de recherche). Il a également démontré l'importance de l'accès aux renseignements essentiels sur l'offre de produits, le volume et le type des produits sûrs, les prescriptions sanitaires et phytosanitaires, et les marchés (prescriptions du marché sur le type de produits, la qualité et les prix de vente, etc.). La mise en place de réseaux de vulgarisation au niveau des provinces/districts peut contribuer à faciliter l'accès aux renseignements qu'ils diffusent et à améliorer les connaissances techniques des agriculteurs.

Appuyer les efforts consentis pour accéder aux marchés et en évaluer les résultats

Les agriculteurs associés à ce projet ont certes amélioré la qualité et la sécurité de leur production de légumes mais il faudra plus de temps pour déterminer dans quelle mesure ils ont pu accéder à de nouveaux marchés potentiels (marchés intérieurs de détail à valeur élevée ainsi que marchés régionaux) et accroître ainsi leurs revenus. Il faut aussi pouvoir mesurer les résultats en termes d'impact à plus long terme pour attester la réussite globale des projets, et garantir que des ressources seront disponibles pour multiplier et intensifier celles des activités qui ont été couronnées de succès. La mise au point et l'utilisation de systèmes de suivi des résultats sont essentielles dans ce contexte.

Bénéficiaires
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