L'agriculture contribue pour près de 24% au PIB du Népal et constitue le moyen de subsistance de plus de 60% de sa population. Son abondante diversité géographique et agroécologique, qui s'étend de plaines fertiles jusqu'à des régions de haute montagne, est propice à un vaste éventail de cultures, y compris des produits de niche de grande valeur présentant un fort potentiel d'exportation. Toutefois, les ravageurs et les maladies des végétaux font planer sur ce potentiel une menace croissante, aggravée par les changements climatiques, les changements d'affectation des terres et l'évolution des habitudes alimentaires. Ces pressions pèsent sur la capacité du Népal de préserver sa biodiversité et ses systèmes agricoles traditionnels.
Le Népal éprouve aussi d'importantes difficultés à satisfaire aux normes phytosanitaires internationales. Les principales lacunes comprennent le caractère limité des systèmes de surveillance des ravageurs et d'analyse des risques phytosanitaires, des carences en matière de gestion des données pour la préservation des végétaux, et l'insuffisance des capacités de diagnostic des laboratoires. En conséquence, le pays a été confronté à une succession de restrictions à l'exportation visant des produits comme des agrumes, des plantes médicinales et aromatiques (y compris la grande cardamome et le poivre du Népal), et des cultures autochtones comme le grain de cheval et le sarrasin.
Ce PPG a pour objet la mise au point d'une proposition de projet détaillée visant à remédier aux difficultés persistantes recensées dans une évaluation des capacités phytosanitaires (ECP) conduite en 2022 par l'ONPV du Népal, en vue de renforcer les capacités phytosanitaires du pays, notamment à l'égard des agrumes, des plantes médicinales et aromatiques et des produits alimentaires autochtones destinés à l'exportation. Sur la base de cette évaluation, le projet permettra de renforcer les cadres juridique et institutionnel du Népal dans le domaine SPS, d'améliorer la surveillance des ravageurs et l'analyse des risques et d'intensifier le renforcement des capacités pour garantir la crédibilité de la certification phytosanitaire.