Bien que la Zambie soit le plus gros exportateur de semences de l'Afrique, elle est confrontée à d'importantes difficultés en matière de respect des normes SPS qui limitent sa capacité à accroître et à diversifier ses exportations de semences. Il s'agit notamment de la contamination des semences de maïs et d'arachides par les aflatoxines; dans certains districts, jusqu'à 68% des échantillons d'arachide se sont révélés contaminés, ce qui témoigne d'une lacune systémique dans la capacité de la Zambie à garantir de manière constante la sécurité et la qualité des semences. En Zambie, le commerce des semences est également entravé par la présence de semences contrefaites, par des foyers d'organismes nuisibles de quarantaine, tels que la nécrose létale du maïs (NLM), par l'insuffisance des infrastructures SPS, y compris un stockage inadéquat pendant le transit des semences, par des listes d'organismes nuisibles non harmonisées et par l'absence de reconnaissance mutuelle des résultats d'essais en laboratoire. Ces problèmes ont entraîné des rejets d'expéditions et des pertes de revenus, tant pour les producteurs commerciaux que pour les petits exploitants, et ont réduit la confiance dans les exportations de semences de la Zambie.
Pour s'attaquer aux problèmes SPS dans les chaînes de valeur des arachides, des haricots et du maïs, ce PPG a pour objet d'élaborer une proposition de projet destinée à renforcer les capacités SPS nationales et à explorer divers domaines d'intervention potentiels. Ceux ci incluent la réduction des aflatoxines, l'inspection et la certification phytosanitaires, l'accréditation des laboratoires et l'amélioration de la manutention après récolte, toutes conformes aux normes SPS internationales.