Le projet vise à renforcer la capacité de la Gambie de satisfaire aux normes internationales en matière de sécurité sanitaire des produits alimentaires et en matière SPS, en mettant l'accent sur l'amélioration de la conformité tout au long de la chaîne de valeur de la noix de cajou, qui compte pour le pays parmi les chaînes de valeur prioritaires. Bien que le potentiel d'exportation soit important, une capacité réglementaire limitée, des services de laboratoire insuffisants et le faible niveau d'adoption de systèmes de gestion de la sécurité sanitaire des produits alimentaires entravent l'accès aux marchés. Le projet permettra d'actualiser la législation nationale en matière de sécurité sanitaire des produits alimentaires, de renforcer les inspections fondées sur les risques et d'améliorer les services d'essais et de certification au moyen de l'accréditation et d'un renforcement des capacités. Il permettra aussi d'aider les producteurs et les transformateurs à se conformer aux programmes de conditions préalables et à obtenir une certification en matière d'analyse des risques et de maîtrise des points critiques (HACCP). Fruit d'un processus multipartite conduit selon le cadre P-IMA du STDF (STDF/PPG/921), le projet cible la réalisation, dans le domaine SPS, d'investissements à forte incidence susceptibles de dégager des recettes d'exportation importantes et de consolider la position de la Gambie en tant que fournisseuse fiable de produits dérivés de la noix de cajou sûrs et de qualité, ce qui profitera plus largement à d'autres chaînes de valeur comme celle de l'arachide.
La Gambie, pays d'Afrique de l'Ouest comptant environ 2,76 millions d'habitants, est fortement tributaire des exportations d'un petit nombre de produits agricoles – en particulier les noix de cajou, les arachides et les produits à base de poissons – qui représentent une part importante des recettes d'exportation nationales. On estime que 14 000 agriculteurs travaillent dans le seul secteur de la noix de cajou, et plus de 32 000 tonnes de noix de cajou brutes ont été exportées en 2023, principalement vers des marchés tels que l'Inde, le Viet Nam et la Chine.
Malgré ce potentiel, la Gambie éprouve des difficultés persistantes à satisfaire aux prescriptions internationales en matière de sécurité sanitaire des produits alimentaires et en matière SPS. Ces difficultés comprennent la faiblesse de la capacité réglementaire, le caractère limité des services de laboratoire, et l'absence d'organismes d'évaluation de la conformité reconnus au niveau international. En conséquence, les producteurs et les transformateurs ont du mal à appliquer de bonnes pratiques et à obtenir des certifications comme celle du système HACCP, ce qui limite leur accès aux marchés de plus grande valeur. Au titre d'un don pour l'élaboration de projets financé par le STDF, le cadre P-IMA a été appliqué pour établir des priorités parmi les investissements nationaux dans le domaine SPS, faisant apparaître que le renforcement des capacités aux fins de la conformité aux règles SPS dans la chaîne de valeur de la noix de cajou était la formule qui produirait le plus de retombées pour le pays, et présentait un fort potentiel de gains à l'exportation. Il est capital de lever ces obstacles pour renforcer la confiance à l'égard des exportations gambiennes de noix de cajou et favoriser une croissance plus inclusive dans l'ensemble du secteur agricole.
Image ©Ollivier Girard/EIF