Ce projet régional vise à renforcer les capacités techniques, analytiques, réglementaires et productives de la Colombie, de l'Équateur et du Pérou en matière de gestion des niveaux maximaux de contaminants chimiques dans les principaux produits horticoles destinés à l'exportation. Cette initiative répond au durcissement des prescriptions SPS et vise à faciliter un commerce sûr en améliorant la conformité avec les normes internationales du Codex et aux exigences des marchés.
Le projet se concentre sur quatre chaînes de valeur tournées vers l'exportation: avocat, asperge, pitahaya jaune et gulupa (fruit de la passion), qui génèrent des emplois et des revenus pour de nombreux petits et moyens producteurs de la région andine, en particulier dans les zones rurales où l'agriculture demeure une source principale de revenus. Le maintien de leur compétitivité et la poursuite de leur croissance dépendent de la capacité des producteurs et des autorités nationales à se conformer aux prescriptions SPS relatives aux résidus de pesticides et à la contamination par les métaux lourds, ce qui rend le renforcement des systèmes SPS essentiel pour maintenir l'accès aux marchés et la compétitivité des exportations.
Les exportations de fruits et légumes frais en provenance de la région andine se heurtent à des difficultés SPS croissantes, alors que les marchés internationaux durcissent les prescriptions en matière de métaux lourds et de résidus de pesticides. De récentes notifications émises par les registres des aliments de l'UE et des États Unis attestent de risques SPS persistants liés aux métaux lourds et aux résidus de pesticides, lesquels menacent l'accès aux marchés, augmentent les coûts des échanges et portent atteinte à la réputation des exportations andines. Entre 2016 et 2025, l'Équateur, la Colombie et le Pérou ont, ensemble, représenté au total 163 notifications dans le cadre du Système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l'UE concernant la contamination au cadmium et les résidus de pesticides dans les fruits et légumes; ces notifications sont en hausse régulière depuis 2020. Ces tendances soulignent la nécessité de renforcer les capacités des laboratoires, la surveillance fondée sur les risques, la traçabilité, les bonnes pratiques agricoles et la communication sur les risques pour soutenir la conformité avec les normes internationales et maintenir l'accès aux marchés d'exportation.